Le gouvernement de Sébastien Lecornu a de nouveau échappé à la censure ce mardi 27 janvier 2026, après deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et le Rassemblement national. Cette situation survient dans un contexte de tension politique accrue, où le gouvernement fait face à une opposition farouche sur plusieurs fronts, notamment le budget 2026.
Les motions de censure, déposées en réaction à l'activation de l'article 49.3 par le gouvernement, visaient à mettre en difficulté le Premier ministre et son équipe. L'article 49.3 de la Constitution permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, mais il expose le gouvernement à une motion de censure qui peut le renverser.
La première motion, soutenue par les groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultramarins), n'a pas réussi à recueillir le nombre de voix nécessaires pour renverser le gouvernement. La seconde, déposée par le Rassemblement national, a également été repoussée, confirmant la solidité relative du gouvernement face à ces tentatives de déstabilisation.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a déjà survécu à plusieurs motions de censure par le passé. En octobre 2025, deux motions de censure déposées par La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) avaient été rejetées, démontrant la capacité du gouvernement à résister aux pressions politiques.
La motion de censure déposée par LFI a été rejetée de justesse, à 18 voix près, soulignant la fragilité de la position du gouvernement. Cette situation illustre la division au sein de l'Assemblée nationale, où chaque vote compte et où les alliances peuvent rapidement basculer. La motion déposée par le Rassemblement national a également échoué à atteindre le seuil des 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement.
L'examen des motions de censure a débuté ce mardi 27 janvier, marquant une journée cruciale pour le gouvernement Lecornu. Les résultats des votes montrent une opposition farouche, mais également une certaine stabilité du gouvernement malgré les crises politiques répétées.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu continue donc de naviguer dans des eaux troublées, avec des oppositions multiples et des défis politiques considérables. La survie de ces motions de censure témoigne de la résilience du gouvernement face à des attaques politiques répétées, tout en soulignant les tensions internes au sein de l'Assemblée nationale.