La Guinée a récemment été le théâtre d'un événement politique majeur avec l'élection présidentielle du 28 décembre 2025. Le général Mamady Doumbouya, à la tête de la junte depuis le coup d'État de 2021, a été largement élu avec 86,72% des voix. Cette victoire consacre son pouvoir et marque un tournant dans l'histoire politique récente de la Guinée.
La campagne électorale a été marquée par une absence notable des principaux ténors de l'opposition, ce qui a suscité des critiques de la part de la communauté internationale. Malgré ces critiques, Doumbouya a réussi à mobiliser une large partie de l'électorat, en grande partie grâce à son image de réformateur et à son engagement à restaurer la paix et la stabilité dans le pays.
L'élection a également été marquée par la participation de la Première dame, Lauriane Darboux Doumbouya, qui a accompagné son mari lors de la cérémonie de vote. Leur présence a été perçue comme un signe de continuité et de soutien mutuel dans cette période cruciale pour la Guinée.
Les résultats provisoires partiels, rendus publics par la Directrice générale des élections, Djénabou Touré, montrent une victoire écrasante de Doumbouya dans plusieurs circonscriptions électorales, tant à Conakry qu'à l'intérieur du pays. Cette victoire sans surprise reflète la mainmise de Doumbouya sur les institutions politiques et militaires du pays.
Cependant, l'élection n'a pas été sans controverse. Des groupes d'opposition et des organisations internationales ont exprimé des préoccupations concernant la transparence et la légitimité du processus électoral. Ces critiques soulignent les défis à venir pour Doumbouya, qui devra naviguer dans un environnement politique complexe tout en cherchant à répondre aux attentes de la population.
En conclusion, l'élection présidentielle de 2025 en Guinée a marqué une étape cruciale dans la consolidation du pouvoir du général Mamady Doumbouya. Bien que sa victoire soit incontestée, les défis à venir pour la Guinée restent nombreux. Doumbouya devra non seulement gérer les tensions internes, mais aussi répondre aux attentes de la communauté internationale pour assurer une transition démocratique pérenne.