En 2026, le nom de Shah d'Iran résonne à nouveau avec une force particulière, alors que l'Iran traverse une période de troubles politiques et sociaux. Les manifestations récentes dans les grandes villes iraniennes ont mis en lumière les divisions au sein du pays et le désir de changement parmi une partie significative de la population. Les appels à la fin du régime actuel et au retour de la monarchie, symbolisée par le fils de l'ancien Shah, Reza Pahlavi, sont de plus en plus fréquents.
Mohammad Reza Pahlavi, le dernier Shah d'Iran, a régné de 1941 à 1979. Sa période de règne a été marquée par des réformes ambitieuses et une modernisation rapide du pays, mais aussi par une répression sévère et une corruption endémique. La révolution islamique de 1979, menée par l'ayatollah Khomeini, a mis fin à son règne et établi une république islamique. Depuis, le nom de Pahlavi reste associé à une époque de grandeur et de modernisation, mais aussi de dictature et de répression.
Les manifestations actuelles en Iran sont en partie motivées par le mécontentement envers le régime actuel, décrit par certains comme étant sur le point de s'effondrer. Les appels à davantage de manifestations lancés par Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier shah, ont coïncidé avec une intensification des troubles. Pahlavi, qui vit aux États-Unis depuis plus de 40 ans, multiplie les appels au changement de régime et compte de nombreux supporters dans la rue et sur les réseaux sociaux.
Didier Idjadi, sociologue et réfugié politique iranien, souligne que malgré sa faiblesse, le régime iranien actuel reste violent et répressif. Les manifestations, souvent brutalement réprimées, témoignent de la détermination des manifestants à obtenir des changements politiques et sociaux. Les slogans tels que « Vive le Shah ! » et « Mort au dictateur ! » révèlent les aspirations profondes d'une partie de la population iranienne pour un retour à une forme de monarchie ou à une démocratie plus représentative.
Le fils du Shah, Reza Pahlavi, tente de s'imposer comme une figure de l'opposition au régime actuel. Exilé aux États-Unis, il incarne à la fois l'espoir d'un changement de régime et une figure de division au sein de la société iranienne. Certains voient en lui un symbole de modernisation et de stabilité, tandis que d'autres le perçoivent comme un héritier d'un régime autoritaire. Les manifestations en Iran montrent que la question du retour de la monarchie est loin d'être résolue et continue de diviser les opinions.